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Forum sur la sécurité incendie

Québec, le 13 juin 2012 – L’Union des municipalités du Québec (UMQ) a profité de sa participation au Forum sur la sécurité incendie pour faire un bilan du travail accompli par les municipalités en matière de sécurité incendie au cours de la dernière décennie. « Énormément de travail a été accompli par les municipalités en matière de sécurité incendie au cours des dix dernières années. Nous pouvons en être fiers. Toutefois, l’adoption des schémas de couverture de risque en incendie ne s’est pas faite sans difficulté. Cette réforme a demandé des efforts financiers importants de la part des municipalités. Une réflexion s’impose quant à la suite des choses. Peut-on demander aux contribuables municipaux de payer davantage afin de répondre à des normes de plus en plus exigeantes en matière d’incendie? Nous espérons que le gouvernement sera à l’écoute des préoccupations exprimées lors de ce forum », a déclaré d’entrée de jeu, Monsieur Guy Richard, maire de Louiseville et membre de la Commission de la sécurité publique de l’UMQ lors de son allocution à ce Forum qui prenait fin aujourd’hui à Québec.
 
L’UMQ souligne qu’il faut d’abord se réjouir du fait que la réforme a permis de réduire le nombre de pertes de vies humaines et matérielles. Il faut donc maintenir le cap et mettre tous les efforts nécessaires sur la prévention. Par ailleurs, un des objectifs de la réforme en sécurité incendie était de réduire le nombre de poursuites en dommages et intérêts engagés contre les municipalités. C’est pourquoi un principe d’exonération d’immunité pour les municipalités qui ont adopté un schéma de couverture de risques a été inclus dans la loi. C’est un des principes phares de la loi qui est actuellement testé pour la première fois devant les tribunaux.
 
Un autre objectif de la réforme était de réduire les coûts des primes d’assurance. C’est un sujet sensible, car encore aujourd’hui de nombreuses municipalités n’ont pas constaté d’effets concrets sur leurs primes d’assurance. Elles demandent donc à ce que le gouvernement tienne ses promesses à ce sujet.
 
Enfin, la réforme devait également permettre d’améliorer la qualification et la formation des pompiers. L’UMQ considère que cet objectif a été atteint, cependant, l’enjeu de la formation des pompiers à temps partiel demeure préoccupant pour les élus municipaux tant sur le plan des coûts que du recrutement et du taux de roulement. Quatre pompiers sur cinq sont des pompiers à temps partiel. Cette situation crée une pression financière importante pour les plus petites municipalités.
 
L’UMQ rappelle que les municipalités assument de plus en plus de responsabilités et que l’impôt foncier demeure encore aujourd’hui leur principale source de revenus. L’UMQ s’engage à continuer d’assurer un leadership sur cet enjeu. À l’automne 2012, elle déposera un Livre blanc sur l’avenir des municipalités. Cette réflexion sur la municipalité de demain, amorcée en mars 2011 lors du premier Sommet sur le milieu municipal, se poursuit depuis quinze mois avec la participation des élus municipaux, des préfets, mais également de la population, des experts et des intervenants socioéconomiques et gouvernementaux.
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